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Le Népal

Le Népal aujourd'hui

Le drapeau du Népal

Le Népal est un pays himalayen connu pour ses hauts sommets.

 

C'est un pays situé entre le Tibet au Nord et l'Inde au sud, à l'Est et l'Ouest.

Carte du Népal

Il est situé à la latitude du Caire, en zone subtropicale.

Sa superficie est de 147000km2, moins que le 1/3 de la France.

Sa forme est celle d'un rectangle de 885kmx193km, orienté d'est/sud-est en ouest/nord-ouest.

Carte du Népal

Géographiquement,

on distingue du Nord au Sud,

  • la chaine himalayenne, qui culmine à 8848m,
  • les contreforts et les zones des bassins de Pokhara (900m) et Kathmandou (1500m),
  • la chaine du Mahabarat, culminant à 3000m,
  • la chaine des Siwalik dont l'altitude moyenne est d'environ 1500m,
  • La plaine du Teraï, dont l'altitude minimum est de 60m à peine.

La population

est constituée d'une mosaïque d'ethnies provenant de deux grandes familles :
les indo-aryens, issus d'une migration de Mésopotamie (+- 60%),
les tibéto-birmans venus du Nord (+-40%)

L'hindouisme a été religion d'état, et le roi considéré comme une réincarnation de Vishnou, de la création du pays en 1768 jusqu'en 2006.

La population comprend 30 millions d'habitants.
Il faut rappeler que cette population était de 5 millions en 1900, 8 millions en 1950, 13 millions en 1985.

Cette explosion démographique s'explique non pas tant par une hausse de la natalité que par un accroissement considérable de la longévité moyenne : 30 ans en 1960, 45 ans en 1985, 55 en 1996, (65 ans actuellement?). La mortalité infantile à 15 ans était de 30% en zone montagneuse, en 1985.

L'économie est une économie de subsistance dans les collines. Certaines zones profitent de la manne du tourisme (Kathmandou, les parcs nationaux) et des ascensions des hauts sommets. Actuellement, la première source de revenus du pays provient de l'argent qu'envoient les 5 millions d'expatriés (Emirats, Israël, Europe de l'Est, Japon).

Le PNB était de 160 dollars en 1985 et 240 en 2008.

Sur le plan de l'Histoire,

le royaume a été unifié en 1768 par le roi de Gorkha, Prithvi Narayan Shah et gouverné successivement par des rois et des ministres plus préoccupés par l'enrichissement de leur famille que par l'amélioration des conditions de vie des populations locales.

D'autre part, suite à la prise de pouvoir par les Rana, en1846, le pays a été complètement fermé aux influences étrangères jusqu'en 1951 (sauf en ce qui concerne la déco intérieure des palais Rana).

Ce n'est qu'après 1951 qu'un effort a été fait pour la construction d'écoles et de dispensaires dans le pays. Le taux d' illettrisme était de 90% en 1960, de 85% en 1980, de 47% en 2001. Cela a dû encore baisser puisque 80% des enfants fréquentaient l'école primaire en 2000.

Mais l'éducation des masses a conduit à des revendications démocratiques qui se sont soldées, au terme d'une insurrection qui a secoué le pays de 1996 à 2006, par l'avènement de la république, en 2009, après la destitution du roi Gyanendra, frère du regretté Birendra, assassiné avec sa famille en 2001.

C'est donc un pays "émergent", pris en grand écart entre le dénuement des populations des vallées reculées, de plus en plus instruites "quand même", et l'opulente modernité des élites, qui n'ont plus rien à envier à leurs homologues occidentales.

 

La condition de la femme en Himalaya

Table ronde avec avec Salomé Deboss et Raji Parisot, prévue lors du Festival Himalaya organisé par Dominique Koenig les 14 et 15/03/20 et annulé pour cause de Covid 19.

La question posée est : quelle est la condition de la femme en Himalaya ?

Il s'agit de partager nos connaissances, afin de dresser un état des lieux. Il serait d'ailleurs plus juste de dire : quelles sont les conditions de la femme en Himalaya ? L'Himalaya est vaste et les différentes populations qui y vivent diversifiées.

La table ronde n'a pu avoir lieu, mais la question est intéressante et je vous propose ces éléments de réponse. Ils sont à enrichir en fonction de l'expérience personnelle de chacun et vous êtes invités à partager la vôtre !

Plan :

1 - Données de la littérature sur :

la géographie

les religions présentes en Himalaya

le regard de l'ethnologue et les travaux de JB Gurung

les informations des média concernant la condition des femmes

2 - Partage d'expérience personnelle

il y a 30 ans

maintenant

 

1 - Données de la littérature sur :

La géographie

L'Himalaya est une chaîne montagneuse dont l'amplitude d'altitude va de 400 à 8848 m. Au nord, il y a des plaines de haute altitude, bordées par les massifs montagneux. Puis, les vallées se rétrécissent, formant des gorges étroites, orientées nord-sud ; en aval, elles s'évasent un peu mais les flancs des montagnes restent très escarpés.

Plus au sud, on trouve la zone des contreforts, constituée de collines culminant à 3000 m enserrant les bassins de Kathmandou, (1300 m) et de Pokhara (900 m).

Suit la chaîne des Silawik, orientée nord ouest - sud est, dont l'altitude s'élève jusqu'à 1500 m et enfin la plaine du Terai (100 m).

Ceci pour dire qu'hormis les bassins de Kathmandou et de Pokhara et la plaine du Teraï, le terrain n'est propice ni à l'agriculture ni au développement économique.

Les religions présentes en Himalaya

Culturellement, les religions prédominantes des populations himalayennes sont l'hindouisme et le bouddhisme tantrique, mâtiné de chamanisme, ainsi que, du coté du Pakistan et de l'Afghanistan, l'islam.

Nota bene : Il ne s'agit pas de se livrer à une étude critique de ces religions mais seulement de relever quelques traits concernant ce qui a été écrit au sujet des relations hommes-femmes. Par suite, et à dessein, nos propos sont très réducteurs.

Concernant l'hindouisme, il semblerait que la condition de la femme ait été dégradée, au 5e siècle avant Jésus Christ, par les Lois de Manu, texte juridique fondateur de la tradition religieuse, qui établit que "dans l'enfance, une femme doit être soumise à son père, dans la jeunesse à son mari et lorsque son maitre meurt, à ses fils ; une femme de doit jamais être indépendante (...) une femme n'est pas faite pour être libre".

Ces lois préconisent une subordination presque totale de la femme à l'homme. Les filles sont ainsi élevées dans l'idée qu'elles ont le devoir de servir et satisfaire l'homme.

Le bouddhisme, dérivé de l'hindouisme, à la même époque, place la femme en position d'infériorité par rapport à l'homme, à tout le moins en ce qui concerne l'illumination, accessible aux seuls hommes.

Je ne sais pas si le bouddhisme régente les relations entre les sexes de façon aussi corsetée que les religions patriarcales.

A noter que le bouddhisme népalais appartient au courant tantrique, apparu au 7e siècle après JC, qui fait la part belle à la magie et se rapproche du chamanisme.

Quant à l'islam, le verset 4, 34 du Coran dit que :
"Les hommes ont autorité (ils sont qawwâmûn) sur les femmes, du fait que Dieu place les uns au-dessus des autres (faḍḍala ba'ḍahum 'alâ ba'ḍ) et en raison de la dépense qu'ils font de leurs biens ...
Celles dont vous redoutez l'indocilité (nushûz), admonestez-les, reléguez-les dans leurs chambres à coucher, battez-les."

Evidemment, il est simpliste de réduire une religion à un court extrait mais, en pratique, je rappelle que la guerre d'Afghanistan a eu pour origine l'obligation par le pouvoir central d'envoyer les filles à l'école ...

le regard de l'ethnologue sur quelques ethnies himalayennes

Le Népal est une mosaïque d'ethnies d'origines et de cultures différentes.

Les ethnies himalayennes d'origines tibéto-birmanes commes les Sherpas, Gurung, Thakhali, vivent au nord du pays tandis que les Indo-aryens, largement majoritaires numériquement, peuplent les collines et la plaine du Teraï.

Jusqu'à la fin 18e siècle, le territoire du Népal était aussi, sur le plan politique, une mosaïques de principautés. Le pays a été unifié par la conquête, par Prithvi Narayan Shah le Grand, en 1768, d'ethnie chétrie, de religion hindoue.

Toutefois, le pouvoir central était plus intéressé par le prélèvement des richesses des régions périphériques que par leur développement. Par suite, la culture de la classe dirigeante, hindouiste, ne contraignit pas celle des tribus himalayennes.

Que dire des relations hommes-femmes au sein des différents groupes ?

Il n'y a pas, à ma connaissance, d'étude approfondie sur la question. Tout au plus pouvons nous glaner des bribes d'informations, parcellaires, à la lecture de récits de voyages.

Chez les Sherpas, Michel Peissel s'étonne avec ravissement de ce que les femmes bavardent normalement avec les hommes.

Au Mustang, les filles héritent des terres, mais seulement en l'absence de fils. Par ailleurs, le régime de la polyandrie (une femme a pour époux son mari et les frères de son mari) y est courant et Michel Peissel écrit que "le rôle de la femme est fortement mis en valeur et sans aucun doute, la femme himalayenne peut être enviée par presque toutes les femmes du monde pour l'égalité de ses droits, sa liberté et son grand prestige".

Chemin faisant, les responsables politiques croisés durant ses pérégrinations sont quand même toujours des hommes.

Les travaux de Jeannette Gurung, expert forestier spécialiste de la question de l'intégration des femmes dans le développement (Centre international de mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD) à Katmandou, corroborent les dires de Michel Peissel et font état d'une dégradation de la condition des femmes des zones montagnardes.

Selon elle, la position relativement élevée des femmes tenait à leur expérience dans le domaine de l'agriculture et à leur responsabilité dans le bien-être de la famille.

Mais cette situation s'est dégradée,

  • en raison de l'imprégnation progressive et sournoise de la culture dominante des basses terres, dominée par le patriarcat religieux
  • ensuite, en raison de la dégradation de l'environnement et des mesures prises qui les contraignent à des efforts physiques démesurés
  • enfin, par la place grandissante de la monétarisation des échanges qui les exclut ipso facto des transactions (contrairement au troc).

Actuellement, la désertion des villages par les hommes, partis travailler à l'étranger, et la scolarisation de plus en plus importante des filles, pourrait modifier favorablement la situation.

Ceci est un résumé très court de la synthèse faite à partir de l'article publié par Jeannette Gurung (http://www.fao.org/3/x0963f05.htm) :

L'organisation sociale des communautés des zones reculées était (relativement) égalitaire quant aux relations hommes-femmes.

Certes, selon le droit coutumier, les fils héritent de la terre et des troupeaux tandis que les filles héritent de bijoux et d'articles ménagers. Les moyens de production sont donc intégralement détenus par les hommes.

Mais les femmes des régions montagneuses avaient un rôle important dans l'aménagement des ressources naturelles, la production agricole et la survie des familles. Elles avaient acquis une parfaite connaissance de la sélection et de la culture des plantes et de leur transformation.

Elles bénéficiaient d'une plus grande liberté de mouvement et de décision que les femmes des basses terres sur lesquelles pesaient davantage les idéologies religieuses.

Leurs conditions se dégradent du fait de plusieurs facteurs :

- la dégradation de l'environnement : les projets de foresterie sociale et communautaire et/ou de la privatisation des terres communales limitent leur accès aux forêts environnantes. Elles doivent donc aller chercher plus loin les feuilles et herbages pour les animaux et le bois de cuisson et pour cela elles doivent constamment monter et descendre des pentes raides.
Elles entrent en conflit avec les agents (hommes) qui protègent les ressources forestières, dont pourtant elles dépendent pour leur survie (Mehta, 1995). Les programmes de protection des forêts ne proposent pas de solution de remplacement à l'utilisation du bois de cuisson

- la modification des modalités d'échanges de biens : dans les communautés reculées, le troc a longtemps été le système d'échange de biens. Mais il fait désormais place aux échanges monétaires. Les femmes qui s'occupent encore principalement de cultiver les terres familiales pour leur propre subsistance et celle de leur famille, ne reçoivent pas d'argent en échange de leur dur labeur. Et même en cas de surplus, les transactions sont conduites par les hommes. Elles en sont exclues et n'ont donc aucun revenu.
Alors que la société s'ouvre à l'économie marchande, les femmes sont dans l'impossibilité d'investir car, ne possédant aucune garantie, les institutions financières leur refusent tout crédit (Ortner, 1996 ; Mukherjee, 1997).

- le désenclavement : petit à petit, les sociétés de montagne sont sorties de leur isolement. Elles sont devenues plus sensibles aux influences culturelles dominantes et ceci a malheureusement détérioré la position des femmes.

L'organisation de la société favorise les mariages arrangés par les parents et oblige les femmes à quitter leur village natal pour vivre dans un environnement étranger, sous le joug des familles de leurs époux. Par suite, elles sont ipso facto en position d'infériorité et de soumission.

Les hommes quittent de plus en plus leur village pour des périodes plus ou moins longues, ce qui d'un certain côté aggrave la charge de travail des femmes, mais d'un autre leur permet de participer davantage à la vie publique (par exemple, quand elles représentent leur foyer lors des réunions des groupes d'usagers des forêts dans les collines du Népal).

La scolarisation des filles a été décalée par rapport à celle des garçons de quelques décennies. La généralisation de la scolarisation, ces cinquante dernières années commence à porter des fruits positifs concernant la place des femmes, même si celles qui accèdent aux postes importants sont encore rares.

L'autre aspect de l'enseignement observé dans les régions montagneuses est l'éducation informelle des femmes. Ces programmes permettent aux femmes d'apprendre à lire, à écrire et à compter. Parallèlement, des informations sont faites concernant les nouvelles technologies, la santé. Mais leur plus grand bénéfice est de donner aux femmes la confiance en soi et la volonté de changer les choses.

http://www.fao.org/3/x0963f05.htm

les informations des média concernant la condition des femmes :

De fait, les publications dressent un tableau très sombre.

La place des femmes est celle de citoyens de seconde zone : dans la jeune République du Népal, la femme ne devient citoyenne que si son père ou son mari l'y autorise.

Selon la journaliste Marie Dorigny, 99 % des hommes considèrent à l'heure actuelle que les femmes doivent leur obéir, et 66 % des filles et femmes népalaises se déclarent victimes de violences physiques, verbales, d'agressions ou de harcèlements sexuels.

Considérées comme impures pendant leurs menstruations et après l'accouchement, les femmes sont à ces moments chassées temporairement du domicile familial et on déplore de temps en temps des décès par hypothermie (notamment dans le Teraï).

On note également que la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse en 2010 a conduit à l'avortement sélectif des filles.

La situation est telle que depuis 2010, la première cause de mortalité chez les femmes entre 15 et 49 ans est le suicide.

Suite aux séismes de 2015, des femmes et des filles précipitées dans la grande précarité, sont la proie des réseaux de prostitution et de trafic d'organes. Selon Stéphanie Selle, directrice de l'ONG française Planète Enfants, le nombre de jeunes femmes prostituées s'élèverait entre 10 000 et 15 000.

Et cependant, le président de la jeune république est une femme : Bidhya Devi Bhandari, (issue du Parti communiste marxiste-léniniste unifié) qui, dans l'un des premiers discours, affirme :
"Le Népal est en train d'essayer de passer d'une société dominée par les hommes, où les femmes travaillent dans les maisons et les fermes, à une société où elles ont l'égalité des chances et des droits juridiques".

Juste avant sa nomination en septembre 2015, Bidhya Devi Bhandari a déjà imposé une clause de parité dans la nouvelle Constitution dont s'est doté le pays. Les femmes devront représenter au minimum un tiers des députés au parlement. Au moins l'une des deux fonctions les plus importantes de l'État, président ou vice-président, devra être attribuée à une femme.

D'autre part, si on considère les indicateurs de l'éducation et de la santé, on note une amélioration indubitable de la situation des femmes dans chacun de ces domaines. Le taux d'alphabétisation des filles des régions montagneuses, en 1975, était de 2 %. Ce pourcentage est passé, en 2001, à 29 % dans les montagnes (versus 60 % pour les hommes) et 60 % dans les zones développées de Pokhara et Kathmandou (versus 80 % pour les hommes). Selon toute vraisemblance, ces pourcentages continuent de croître.

En 1985, la longévité moyenne des femmes était de 44 ans.

Chaque femme menait à terme 6 grossesses en moyenne, mais une sur 15 mourait en couches ou des suites de couches, soit une mortalité maternelle d'environ 11/1000 naissances. En 2014, la longévité moyenne féminine est de 64 ans et la mortalité maternelle est, selon les sources, de 8 à 2 pour 1000 naissances (RITIMO 2010 et site Laerdal, extrait du rapport 2014 "Maternal, Newborn and child survival, health agenda for women and children"). Là aussi, l'amélioration devrait se poursuivre.

2 - Partage d'expérience personnelle

- ce que j'ai vu il y a 30 ans : chez les Magars, chez les Thakalis et chez les Chettris de la vallée de la Kali Gandaki.

Enfant, la petite fille aide à la maison et aux champs.

Lorsqu'elle est mariée, jeune, selon le choix des parents, elle quitte sa famille et va vivre dans sa belle-famille au service de laquelle elle se met.

Elle se lève la première (6 h du matin ?) et prépare le thé pour la maisonnée.

Ensuite, elle s'occupe des travaux agricoles, à la houe et à la serfouette.

C'est elle qui cherche l'eau à la fontaine la plus proche, parfois à ½ heure de marche, et la transporte par quantité de 10 litres (pour une consommation moyenne de 65 litres par jour par famille).

Elle prépare les repas et, chez les Brahmanes et les Chettris, mange en dernier, ce qu'il reste, qu'elle soit enceinte ou pas.

Elle se couche en dernier.

- ce que je vois maintenant :

D'abord, la population a vieilli, avec une longévité moyenne atteignant 64 ans (en 2014).

La guerre civile (1996-2006) amenant le changement du régime est passée par là : indéniablement, les maoïstes mettent à distance la religion et ses préceptes et favorisent l'émancipation des femmes. Il y a eu création, dans tous les villages, d'un comité des femmes.

Des coopératives artisanales féminines ont éclos ici et là, en vue d'améliorer leurs ressources.

Depuis les années 90, beaucoup de jeunes hommes partent travailler à l'étranger pour envoyer des sous à leur famille.

Ce phénomène s'est encore amplifié durant la guerre civile parce que les jeunes hommes quittaient les villages pour ne pas être incorporés de force dans les troupes maoïstes.

Malgré un certain retour des hommes (après quelques années en Malaisie ou dans les Emirats), les villages sont majoritairement peuplés de vieillards, de femmes de tous âges, et d'enfants.

Les instances dirigeantes des villages sont encore constituées par les hommes âgés. Que se passera-t-il quand ils mourront ? Il se pourrait que les femmes soient amenées à les remplacer.

La proportion de femmes scolarisées est de plus en plus importante.

De ce fait, elles accèdent désormais aux études supérieures et à des postes de plus en plus élevés.

Le développement économique est susceptible d'alléger les tâches des femmes. Dans les villages même, grâce au travail d'associations comme Aleaugemeau et AFPN à Maskichhap, par exemple, mais bien d'autres aussi, comme Rock'n Wood, des réseaux d'adduction d'eau apparaissent ça et là, simplifiant la tâche quotidienne des femmes. L'installation de panneaux solaires et de chauffe-eau solaires procure électricité et confort dans les maisons qui en sont pourvues. Ceci est facilité par le développement des pistes qui permet l'acheminement du matériel nécessaire.

Enfin, comme vu plus haut, la mortalité périnatale a drastiquement baissé grâce à l'amélioration de la qualité de la formation des sages-femmes et le développement des structures de soins.

 

On peut donc espérer que la condition des femmes s'améliore à l'avenir ...