Conseils aux voyageurs

Bienvenue au Népal !

Afin que le séjour se passe bien pour vous et ne laisse pas trop de traces désagréables pour les autochtones, voici quelques conseils.

Je ne vais pas reprendre la liste des recommandations du "routard" ou de l'excellent "lonely planet", mais juste la compléter selon l'expérience de séjours en compagnie d'amis "néophytes".

Vous arrivez à l'aéroport international de Katmandou, l'aéroport Tribhuvan, de nom du roi qui, en 1947, a repris le pouvoir aux Rana, et mis le Népal sur les rails du progrès.

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Lorsque vous quitterez Katmandou, juste avant de passer le contrôle policier avant l'embarquement, regardez sur votre gauche, la grande photo aérienne de Katmandou prise au milieu des années … 50s, et non pas 1860, comme vous le penseriez à sa vue : quelques palais perdus dans une "pampa" herbue (il est très dommage que cette stupéfiante photo ne soit visible qu'en quittant le pays, c'est manifestement dans le hall d'arrivée qu'elle devrait être et pas celui des départ!).

A l'aéroport, dans la salle d'arrivée, vous devez remplir un formulaire pour l' "immigration". Dans cette salle se trouve un "change" bancaire : changez 100 euros, histoire d'avoir un peu de monnaie sur vous pour les pourboires aux portefaix de l'aéroport qui vous aideront à transbahuter vos bagages dans le taxi. 20 à 50 roupies (environs 30 centimes d'euros) devrait faire l'affaire, même s'ils protestent.

L'argent

La monnaie est la roupie népalaise.

En terme de valeur de change, 1€ = 100-125 roupies selon le cours, qui peut varier d'un jour à l'autre. Mais en terme de pouvoir d'achat, pour faire court, 100 roupies équivalent à 10 euros.

Le salaire mensuel d'un infirmier au Népal est d'environs 100 à 150 euros, ce qui est "correct" dans un village où les occasions de dépenser se limitent à l'achat de produits de première nécessité mais nettement insuffisant dès lors que l'on vit en ville, avec l'accès à des produits aussi variés qu'en occident. D'ailleurs, lors du séisme, certaines ONG ont proposé des rémunérations mensuelles allant jusqu'à 1000 euros.

Donc, dans les rues de Katmandou, évitez de vous promener bardé d'appareils coûteux : c'est comme si vous étiez au RSA et que vous voyiez des étrangers avec des bagouses en or à chaque doigt en train d'allumer leur cigare en faisant flamber un billet de 10 euros. Apprenez à reconnaître rapidement les billets : 5Nrps, petits, rouges, l'obole à un mendiant ; 10Nprs : bruns, 20 Nrps : oranges ; 50Nrps : bleux, et plus grands. 100Nrps, verts (rhinocéros), avec ça vous vous payez un plat dans une gargote, 500Nrps : bruns et grands (tigres) : c'est un repas correct ; 1000Nrps : argentés (éléphant) ; avec ça, vous vous offrez un festin : ça vaut 12 € mais ça équivaut à 100€ en terme de pouvoir d'achat.

Vous pouvez changer votre argent dans une des nombreuses boutiques de Thamel, le quartier touristique où vous logez, c'est plutôt plus avantageux qu'à l'aéroport.

L'habillement

Bien que les Népalais soient plutôt très tolérants avec les habitudes des étrangers, les us et coutumes font qu'il n'est pas très séant de montrer ses cuisses. Perso, je ne m'autorise jamais le short.

Les femmes qui ont allaité, et seulement celles-ci, peuvent montrer leurs seins.

On peut se baigner en maillot de bain dans les sources chaudes aménagées mais si on se lave à la fontaine du village, en plein air et en public, mieux vaut porter le "longui", carré de tissu cousu sur un bord, qu'on enfile comme une jupe et qu'on noue sous les bras.

Les déchets

Un des gros problèmes auquel a à faire face le Népal est celui de la gestion des ordures. Donc, emmenez le moins possibles d'emballages : déconditionnez les bonbons et gâteaux ou assumer le retour des emballages en France !

Emportez de quoi purifier votre eau de boisson pour ne pas acheter de bouteilles, toujours à cause des emballages.

Bien sûr, les piles usagées, on les remporte en France.

Le comportement

Pas de bonbons pour les enfants ! Ca leur donne une sale habitude de mendicité. Ni de stylos. Si vous voulez participer au développement du pays, c'est avec les enseignants qu'il faut travailler.

Il y a suffisamment d'ONG françaises développant de petits programmes dans les domaines de l'éducation et de la santé pour que vous trouviez "chaussure à votre pied".

En montagne,hormis dans les lodges équipés de chauffe eau solaire, il faudrait ne pas se laver à l'eau chaude pour éviter d'aggraver la déforestation galopante du pays. Mais bon...il faut beaucoup d'abnégation pour refuser un seau d'eau chaude pour sa toilette...