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Cher(e)s Ami(e)s,

voici ci-après le compte-rendu rédigé par Laurence et Frédéric Riehl concernant leur séjour au Népal ... et entre autre, leurs observations sur le suivi du chantier du réseau d'adduction d'eau à Maskishhap ...

 

Viste à Maskishhap les 7 et 8 mars 2017

Nous avons, comme convenu, pris une jeep envoyée par Badri le 07 au soir et nous avons rencontré Badri Maskey et le secrétaire de son association (Integrated Development Center Nepal) Yong Kumar Shrestha autour d'un thé avec la traditionnelle "khata", l'écharpe de bienvenue. Nous nous sommes présentés tous les deux comme membres et sympathisants de l'AFPN mandatés par celle-ci pour voir l'avancement des travaux en réalisant quelques interviews vidéos et récupérer l'original des factures. Nous avons présenté nos deux amis comme nos compagnons de voyage.

Nous sommes partis le lendemain matin avec deux jeeps : nous quatre, d'une part, et une deuxième jeep pour Badri, Yong Kumar, un journaliste, l'ingénieur employé par le gouvernement Népalais et qui doit superviser les travaux, et un autre membre de l'association de Badri.

Nous sommes successivement

 

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ce jour TRAVAUX NON TERMINES :

 

L'eau sera facturée environ 200 roupies par foyer et par mois avec un robinet par maison.

Ensuite nous avons été invités par les représentants du village avec daal-baat (repas traditionnel), chants et danses puis, les différents "thulo mantche" (notables) présents ont fait chacun un discours sur l'importance de l'arrivée de l'eau potable, et la nécessité pour chaque famille de cotiser pour la recevoir et les remerciements d'usage ... etc ... pendant une heure.

Badri a fait une intervention très didactique sur l'eau potable, les maladies transmises par l'eau non potable, le fait que cette eau aurait un goût différent et qu'il faudrait s'y habituer mais que cela était la garantie d une meilleure santé pour toute la famille.

Les allocutions ont eu lieu devant les femmes du village rassemblées et en tenue de fête, et quelques hommes âgés, et l'une d'entre elle a pris la parole en fin de réunion pour remercier l'aide des associations françaises.

Il nous a été précisé qu'à Maskishhap actuellement restent les jeunes enfants et les mamans, ainsi que les gens plus âgés. Les vingt/quarante ans travaillent ailleurs au Népal ou à l'étranger, les hommes laissant leur femme quand les enfants sont encore petits.

Par ailleurs, de nombreuses maisons ont été reconstruites dans le village après le tremblement de terre avec un système anti-sismique de poutres de bois horizontales entre chaque étage pour favoriser les glissements latéraux en cas de séisme.

On voit encore des maisons partiellement ou totalement détruites et quelques unes en travaux.

L'ensemble du village renvoie une image assez tonique.

Le soir même nous avons invité Badri, Yong Kumar et le chauffeur à diner à l'hôtel, ce qui a été l'occasion d'un échange intéressant sur le développement de Gorkha vers un tourisme des collines.

 

Le lendemain matin, Badri nous a invités pour le petit-déjeuner et nous a fait visiter sa clinique avec actuellement 4 salles de lits d'hospitalisation (20 Lits), avec salles pour un médecin salarié, un dentiste très bien équipé, une radiologie, un laboratoire, plus sa propre salle de consultation avec télémédecine, ECG, etc …

 

Nous avons ensuite été ensemble en jeep à Birenchowk évaluer la trousse de premier secours financée par l'AFPN.

Nous sommes rapidement reçus par l'instituteur qui semble manager le projet et nous informe que 3 jeunes filles ont fait une formation de secouriste par la Croix Rouge sur Gorkha, et que cette trousse a été utile depuis 3 mois avec une trentaine d'interventions.

Deux écueils à notre avis (à résoudre si les dotations sont élargies à d'autres villages) : il n'a pas été prévu une participation financière aux soins, ni un système de rachat des médicaments et produits utilisés par la collectivité.

Enfin ils ont trouvé très pratique d'avoir un brancard, et souhaiteraient le compléter par un harnais avec des cordes pour aller chercher les accidentés dans les pentes, et un thermomètre, en particulier pour évaluer les enfants (demande faite à l'AFPN).

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Enfin nous nous sommes quittés avec regret et nous avons continué notre route jusqu'à Pokhara

ps : nous avons pris à notre charge tous les transports en jeep.

Dispensaire de Paudwar : visite du 15/03/2017

Nous sommes arrivés à Paudwar sans date officielle confirmée ce qui de toute façon aurait été caduque vu les conditions météo des jours précédents.

Dès notre arrivée au lodge, vers 16h, nous rencontrons Bhim Bahadur Pun du health comitee (comité de santé) qui nous salue avec le collier de fleurs d'usage. Nous nous présentons comme membre de l'AFPN qui souhaitons faire une vidéo et des photos avec tous les intervenants du projet pour utilisation par l'AFPN en France. Nous présentons également nos deux amis qui voyagent avec nous.

Il nous informe qu'il va tenter de joindre Purni Maya, mais finalement elle n'a pu être jointe que tardivement et nous convenons de nous rencontrer le lendemain au dispensaire.

Dès le soir, nous apprenons qu'une "route" ou plutôt une piste permet de descendre au carrefour routier de Tatopani : départ en jeep tôt le matin, retour fin d'après midi ; cela facilite l'évacuation des malades ou blessés sur Sikkha ou Beni selon la gravité.

Nous sommes aussi étonnés de la vie autour du collège : après les cours, enfants, adolescents et adultes se retrouvent pour volley, handball, marelles et filles et garçons mélangés, dans une bonne humeur sympathique.

 

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Le lendemain matin nous rencontrons Purni Maya en présence du community health comitee (comité de santé du village) : Khem Bahadur Pun, président, Bhim Bahadur Pun et Tham Maya Pun, la principale du collège.

Purni Maya est installée dans un bâtiment récupéré sur la droite du nouveau bâtiment, légèrement en hauteur, d'accès moins facile, avec deux pièces : une grande de consultation, une plus petite pour la pharmacie. Elle nous signale que ses outils de consultation s'abîment (stéthoscope, tensiomètre, otoscope).

La pharmacie est bien pourvue : j ai noté que la plupart des "médicaments essentiels OMS" étaient présents sauf métronidazole, ventoline, par contre beaucoup de sirops contre la toux et fluidifiants bronchiques qui semblent répondre à la demande …

Le local est très propre, affiches de santé publique au mur, et Purni Maya tient un registre. Elle dit faire entre 7 et 10 consultations par jour et fait quelques visites à domicile, y compris pour des accouchements.

Les consultations sont facturées 25% du prix des médicaments délivrés, les restes à charge étant pris en charge par le HC (comité de santé) et l'indemnité de Purni Maya par l'AFPN.

Les membres du health comitee (comité de santé) insistent sur la compétence de Purni Maya (y compris en soins dentaires) et sur ses horaires de consultations qui sont très importants pour le village : 8H à 10H et après 15h , ce qui est accessible à ceux qui travaillent dans les champs.

Elle nous informe aussi que l'autoclave est dans l'autre dispensaire et que les instruments sont stérilisés en commun.

Enfin nous constatons les problèmes d'étanchéité de la toiture et de mauvais isolement au froid.

 

Puis nous visitons le nouveau bâtiment construit suite à un don privé (bâtiment financé par AFPN grâce à un don de la famille Haar, passé dans le giron du gouvernement -c'est ce qui avait été convenu).

Au rez de chaussée deux salles de classe pour des enfants d'âge de la maternelle.

Pendant toute la matinée nous les entendons chanter, écouter des histoires, répéter des mots anglais, puis nous les voyons aller faire la queue pour aller aux toilettes à l'extérieur du bâtiment.

Les locaux sont propres, beaucoup d'instruments de musique, de dessins aux murs, tout à fait l'ambiance de nos maternelles.

Au premier étage, le dispensaire "gouvernemental" : une très petite salle de consultations à l'extrémité droite, puis une petite salle pour pharmacie et stérilisation représentent environ un tiers de la surface.

La pharmacie est très peu pourvue sauf en pilules contraceptives et condoms (préservatifs).

Les deux tiers restants du bâtiments sont ouverts sur l'avant donnant sur le balcon extérieur.

On nous présente l'infirmière qui travaille au dispensaire : très jeune fille dont j'ai égaré le nom. Elle assure des consultations générales et de planning familial (d'ailleurs de jeunes garçons attendent pour des condoms) et ses horaires sont en milieu de journée, ce qui ne favorise pas l'affluence semble-t-il. Elle est salariée par le Gouvernement.

A l'issue de la visite, le HC (comité de santé) nous fait part de sa demande en direction de l'AFPN : regrouper les deux activités en transférant le dispensaire de Purni Maya dans la partie vacante gauche, en créant des cloisons en bois pour deux salles, et en isolant du froid.

Par ailleurs, Tham Maya Pun, la principale du collège nous indique son souhait dans ce cas de récupérer l'autre bâtiment pour un Club de jeunes et club de musique. Elle semble très impliquée dans son village.

 

Fait le 30/04/2017,

Laurence et Frédéric RIEHL