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15/11/2007 - Chers amis,
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Aujourd’hui a eu lieu la 7ème édition du “bol de riz” organisé en
faveur de l’école de Paudwar par les élèves du collège Jean XXIII de
Mulhouse...
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Pour la petite histoire, tout avait démarré lors d'un voyage réalisé
à Pâques 2000, à laquelle participait mon neveu Damien, alors âgé de 15
ans. Nous étions passé par Paudwar, qui est un village dont j’avais
beaucoup apprécié le dynamisme lorsque je travaillais avec Aide
Médicale et Sanitaire, dans les années 85. Makhan Poon, un ami de
Paudwar, m’avait écrit que le village avait construit un "hostel" et
comme je voulais favoriser le tourisme local, j’avais décider que notre
groupe y logerait. Sauf que "hostel" signifie “internat” (foyer): c’est
un "faux ami" et je m’étais trompée ! Nous arrivâmes donc à Paudwar, la bouche en cœur, accompagnés de
Makhan, miraculeusement rencontré à Tatopani.
Gyan Bahadur, le directeur de l’école, fut tout heureux de nous
recevoir et nous proposa d’étendre nos sacs de couchage dans la
bibliothèque ! Il nous invita à discuter avec les professeurs, nous
offrit du rakshi et nous parla longuement des soucis financiers de
l’école. Je pensais à Paul Greissler, d’Alsace- Népal, regrettais qu’il
n’y eut aucun enseignant dans notre groupe et lorgnais sur Damien,
espérant qu’il propose un jumelage entre son collège (qu'il allait
quitté en juin) et l’école de Paudwar... De retour en France, Philippe Pierrel, professeur au collège Jean
XXIII, m’invita à parler du Népal aux élèves de 3ème et de 5ème.
J’acceptais avec joie, et sans arrière-pensée, car c’est toujours un
plaisir pour moi de partager mes connaissances concernant ce pays.
A la fin de mon exposé, une jeune élève de 5ème, Marion, m’interpella :
"et moi, qu’est ce que je peux faire ?". J’hésitais, me dis que tant de
bonne volonté ne devait pas être gâchée, pensais à cette fin d’après
midi mémorable dans le bureau de Gyan Bahadur et suggérais : "toi, tu
peux écrire à des élèves de l’école de Paudwar". Un petit groupe de
jeunes collégiennes se constitua aussitôt, qui noua une correspondance
régulière (en anglais) avec des jeunes filles de Paudwar. Lorsqu’en 2002 ces jeunes filles retrouvèrent leur professeur, Monsieur
Pierrel, en 3ème, elles organisèrent avec son aide et celle de la
hiérarchie du collège une opération "bol de riz". Il s’agit d’un
déjeuner, vendu 4 euros, fait d’un bol de riz agrémenté de sauce et
d’une pomme, dans un contexte festif d’animations diverses.
J’y participe pour préparer du thé épicé à la cardamone, au gingembre,
au clou de girofle et à la cannelle, pour 100 à 200 personnes, et pour
présenter quelques photos expliquant les réalités de la vie des
Népalais et les projets de l’école de Paudwar. La première édition fut un succès: Monsieur Pierrel avait notamment
obtenu la participation d’un musicien qui avait fait un concert de
"bols chantants". Lorsque je me rendis à Paudwar, en septembre 2002, j’emportais dans mes
poches 1225 euros provenant du "bol de riz", de lavage de voitures et
de quelques heures de baby-sitting assurées par Marions et ses copines. Convertis en billets de 500 roupies (4,5 euros), je peux vous dire que
ma "poche secrète" me donnait une bizarre obésité, mais je parvins à
Paudwar sans encombre. C’est alors que l’école me soumit son projet de construction d’un
nouvel internat, et que les "copines", relayées par Philippe Pierrel,
relevèrent le gant. L’internat fut construit.
L’école doit faire face à de nouvelles dépenses.
Les "copines" sont maintenant des jeunes femmes, étudiantes voire mères
de famille ; certaines sont membres d'AFPN, et si leur emploi du temps
ne leur permet pas d'être plus impliquées dans l'association, leur
intérêt pour le projet demeure vif.
Surtout, le partenariat avec le collège Jean XXIII, porté par Monsieur
Pierrel, s’est poursuivi jusqu’à ce jour, sous forme d’un "bol de riz"
annuel, lors de la Semaine Sainte
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Donc, aujourd’hui, Chantal et moi, nous nous rendîmes à Mulhouse de bonne heure, la voiture chargée de la marmite électrique et des ingrédients nécessaires à la préparation des 30 litres de thé, des panneaux descriptifs des conditions de vie des népalais, refaits par Hélène, des objets de la vie courante (ustensiles et objets religieux) que nous exposons et de la clé USB préparée
par Eric, sur laquelle se trouve le diaporama de l’association (on se modernise !).
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Nous rertouvâmes Monsieur Pierrel, salle des professeurs, puis nous
installâmes notre petit matériel, tandis que les élèves préparèrent la
salle.
Il s’agit d’une vaste pièce pouvant accueillir 100 à 200
personnes, contenant une scène et une estrade.
A midi, les élèvent arrivèrent et le riz cuisiné par Nicolas, le
cuistot du collège, fut rapidement distribué et avalé. Puis nous
servîmes le thé, qui fut apprécié pour son "exotisme".
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Après quoi, je présentais le diaporama sur le vidéo-projecteur du collège :
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il permet
d’appréhender les difficultés de la vie des villageois : les pentes
abruptes des montagnes, les cultures en terrasses, les chemins en
escaliers, l’absence d’eau courante et d’électricité, le dénuement mais
aussi les efforts déployés par les habitants pour améliorer leurs
conditions d’existence, l’internat, la fromagerie. Ensuite, les élèves de la classe de 3ème, organisatrice, présentèrent
des matches d’improvisation sur différents thèmes, et ils s’en tirèrent
avec brio !
Enfin, clou du spectacle, un groupe d’élèves musiciens donna un petit
concert pop’rock très apprécié et chaleureusement applaudi. La sonnerie de 13h45 mis fin à la manifestation
Nous avons appris par Gyan Bahadur que 3 salles de classe ont été
gravement endommagées lors de la dernière mousson et attendons le "feu
vert" de Tham Maya Poon, la nouvelle directrice, pour envoyer les fonds
collectés.
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Un grand merci à Philippe Pierrel et aux professeurs du collège, ainsi qu’aux élèves qui se sont mobilisés ce jour, pour leur enthousiasme revigorant !
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En espérant
que vous allez bien,
bien amicalement, Françoise
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